Tout commence par une terre choisie pour sa texture, sa couleur et sa manière de réagir au feu. Avant même le tournage, elle est longuement battue afin d’en chasser l’air et d’aligner sa matière.
Sur le tour, la forme apparaît moins comme un dessin imposé que comme un dialogue. La vitesse, l’eau et la pression des mains trouvent un équilibre fragile. Une fois détachée, la pièce sèche lentement avant d’être reprise et affinée.
Viennent ensuite la première cuisson, l’émail et le feu final. À plus de 1 250 °C, la matière se transforme définitivement. Certaines nuances ne se révèlent qu’à l’ouverture du four.
Le feu termine le geste, sans jamais se contenter de l’exécuter.
